Monk.E : l'histoire d'un alchimiste de la peinture qui rappe aussi
Un adolescent de Drummondville attrape une bombe de peinture. Trois décennies plus tard, il a peint quelque 1 300 murs sur plusieurs continents, sorti une étagère entière d'albums de rap, et mérité un mot qu'il a inventé pour lui-même : « alchimiographiste ». Voici l'histoire de Monk.E (David Desharnais-Yergeau) — l'un des artistes représentés par L'Original.
D'un mur de région à São Paulo et Dakar
Né en 1982, Monk.E est professionnel vers 17 ans, et n'a plus jamais cessé de bouger. Il a transformé le graffiti en quelque chose de plus proche de l'incantation — surréalisme, calligraphie et figures qui tressent l'humain et la nature, souvent porteuses d'un message. Les murs l'ont mené autour du monde, d'une murale représentant le Québec à São Paulo à un hommage à Dakar.
Deux voix, un seul artiste
Monk.E n'a jamais choisi entre le mur et le micro. Rappeur et producteur, cofondateur du collectif K6A, il rappe surtout en français, et son album 2024 « Infrarouge & Ultraviolet » (qui abrite le titre « Les Gatekeepers ») se lit comme la bande-son de ses peintures. Les arts visuels et le hip-hop ne sont pas deux carrières pour lui — c'est une seule voix continue.
Une icône vivante, sur votre mur
Habitué du Festival MURAL, avec des œuvres répertoriées par Art Public Montréal, Monk.E est l'une des figures les plus reconnaissables de la culture urbaine québécoise. Par L'Original, vous pouvez rapporter cette énergie chez vous — un original d'un artiste dont l'histoire continue de s'écrire sur les murs de la ville.
