
Maryse Parant, artiste visuelle qui se spécialise dans le collage, a d’abord été écrivaine après des études en littérature et en philosophie à Montréal. Elle publie alors essais, proses et poésie chez...
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Artiste peintre · Montréal, Canada
Maryse Parant, artiste visuelle qui se spécialise dans le collage, a d’abord été écrivaine après des études en littérature et en philosophie à Montréal. Elle publie alors essais, proses et poésie chez des éditeurs réputés au Québec et en France. C’est grâce à cette activité, qu’elle commence à illustrer son écriture et à réaliser des pages couvertures de publications. Elle s’intéresse aux diverses techniques du collage et choisi de toujours privilégier cette approche dans les œuvres qu’elle réalise. Elle a, entre autres, la particularité de créer son propre matériel. Elle peint et dessine d’abord (encre, pigments naturels, aquarelle, fusain, acrylique) et utilise ces papiers afin de créer des tableaux abstraits souvent liés aux thèmes de l’urbanisme, de la construction d’environnements et de la structure liée à l’activité humaine. Son regard en est un à la fois d’observation et critique. Une influence de l’art asiatique dans les tableaux de Maryse se fait quelquefois sentir dans l’usage fait de la couleur et des formes comme la ligne et sa répétition. Elle a en effet séjourné 12 ans en Chine où elle a fréquenté les milieux de l’art contemporain, en particulier ceux évoluant à Pékin. À noter qu’elle a activement recherché l’anonymat durant des décennies et accepte maintenant d’ouvrir son atelier et d’exposer son travail grâce aux efforts de la galerie L’Original. Démarche artistique de Maryse Parant La démarche visuelle de Maryse Parant se démarque par l’omniprésence du collage et des diverses techniques qu’elle a développées pour aborder la construction humaine, voire l’état de l’architecture lorsqu’intériorisé. Les relations géométriques sont là pour générer une texture où se perd la méthode et pour engendrer des rapports entre couleurs et formes qui misent sur l’étude du détail. Se détache alors de ces lignes et grilles, de ces courbes et leurs intersections, un sentiment à la fois critique et d’appartenance à un monde en pleine urbanisation. Les questions que pose l’œuvre sont alors davantage existentielle : Comment vivre dans ces contextes à densité et à géométrie variables. Pour cette artiste, le collage offre un usage de la matière qui correspond à celui des matériaux dont nous meublons nos villes. De la poutre, de la colonne à la brique, de la clôture au mur, les papiers qu’elle marque et peint, une fois assemblés, deviennent la charpente et l’ouvrage où loger le regard.